Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 21:39


La jungle mexicaine !!


Arc en ciel et paysages magnifiques


...


PUNTA MITA, ou le paradis


Chloé et moi à PUNTA MITA


La playa


Puerto Vallarta et ses bars


L'apéro à SAYULITA


Nuestro combi


La COCCIGIRL

Par RS
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 21:28

Premier week-end direction Puerto Vallarta

Puerto Vallarta...ou plutôt ses environs car la ville en elle même présente peu d’intérêt si ce n’est le foisonnement de bar, boîtes et lieux de fête qui la font vivre le soir venu.
Grand départ, le vendredi vers 17 heures. Je dis grand car nous partons à 16. Nous voilà revenu au temps des voyages de classe! Reste à savoir qui jouera le rôle du maître d’école! Nous sommes répartis dans 3 voitures. Une passat, jusque là tout va bien; une coccinelle (jaune citron s’il vous plaît) modèle ancien, 90 km/h dans les descentes et massages assurés par les ressorts des banquettes (très) légèrement usées par le temps; et clou du spectacle, un combi volkswagen datant de 1979, avec «toit ouvrant» et option piscine dès que la pluie montre le bout de son nez.

Je me retrouve assise à l’arrière de la coccinelle, notre yellow submarine à nous, ou nous sommes 5 filles. Notre conductrice fait un sans faute. Ou presque. Alors qu’il nous reste moins d’une demi heure de route, et que nous avions réussi à nous retenir jusque là, nous entamons le sujet de prédilection de la gente féminine. Vous aurez deviné...non non il ne s’agit pas des régimes mais bien des mecs! Nous interrogeons Sophie, notre conductrice, sur un mec avec qui elle a passé la soirée de la veille. Et voilà qu’absorbée par la conversation, elle grille l’unique feu rouge de la route! En rigolant je surenchéris sur sa petite erreur en disant que ce serait un comble si la police nous avait vu. Les trois têtes de la banquette arrière se retournent, et nous apercevons simultanément un girofar qui se rapproche dangereusement...
«Les papiers du véhicule s’il vous plaît». A part Sophie qui tente de rester concentrée, nous rions nerveusement. Un des deux policiers, un jeune au regard louche commence à poser plein de questions à Sophie. Il nous dit que l’infraction commise vaut 20 salarios (soit 20 x 48 pesos soit 960 pesos). Il va falloir passer lundi au poste pour régler ça, en attendant, il menace de prendre une plaque d’immatriculation en guise de garantie.
Prendre une plaque? Non mais, il se prend pour qui? Mon sang ne fait qu’un tour, le coco commence à nous chauffer. Je lui demande (gentiment) si nous ne pouvons pas payer l’amende tout de suite. Lui fait mine de ne pas comprendre «Payer tout de suite? Non non,  il faut régler au poste...», mais ses yeux corrompus nous crient le contraire. C'est bon, on a bien compris que tu voulais deux-trois billets pour payer ta tournée au bar plus tard dans la soirée! J’explique que nous sommes étudiantes, que nous ne seront plus là lundi. Il va même jusqu'à suggèrer que nous passions la nuit dans leur bled pourri pour tirer l’histoire au clair le lendemain. Mais bien sur. Ey un strip tease aussi tant qu'on y est? Finalement, ils demandent à Sophie de sortir de la voiture. Nous apprendrons par la suite, que le type de questions posées était terriblement officiel : «Mais pourquoi as-tu choisi le Mexique? Tu es là depuis combien de temps? ...». Bon à savoir, et introuvable dans les guides : 5 filles étrangères dans une coccinelle jaune qui grillent un feu rouge, ça fait 600 pesos (soit 30 euros). Viva las mordidas (pot de vin)!

Environ 350 km soit près de 6 heures de route plus tard, nous débarquons à Sayulita, (toute) petite ville de bord de mer à 35 km au nord de Puerto Vallarta.
Nous trouvons un hostal. Un grand maigrelet avec des dread jusqu’aux fesses nous reçoit.  16 personnes? Ningun problema! Sachant qu’il y a 18 lits dans l’hostal, nous aurions certainement du être alertés...
Nous déposons nos affaires, et nous nous posons dans le jardin. Le maigrelet, et son acolyte le rondouillard aux cheveux gras se proposent d’organiser une petite fête en notre honneur. Ils nous disent d’aller dîner. «On s’occupe de tout, un peu de rhum ça vous plairait?».
1 heure plus tard, la passat n’est toujours pas arrivée, de notre coté nous avons dégusté des burritos. Nous regagnons l’auberge, et nous trouvons le maigrelet devant son écran, absorbé par un épisode des Simpson et le rondouillard, endormi sur le transat dans lequel nous l’avions laissé...Pour le rhum on repassera plus tard! A Sayulita, le leitmotiv c’est moins t’en fait, mieux tu te portes.
Les passagers de la passat nous rejoignent enfin avec quelques corona en prime et nous décidons d’aller passer la fin de soirée sur la plage. Devant la caseta de policia bien sur!
A peine installés, 3 policiers débarquent. Il est interdit de boire sur la plage. Et puis on va vous fouiller, vous pourriez bien avoir un peu de mota sur vous. Mais bien sur.
Donc, pour boire des bières sur la plage, chanter, faire un bain de minuit et se faire pote avec les flics ça fera 500 pesos.
Je commence à comprendre pourquoi voyager coûte cher!

Après cette journée riche en émotion, nous rentrons nous coucher. Le climat est très différent de Guadalajara, il fait très chaud et très humide. Je fais l’erreur de prendre un lit en hauteur. Au réveil il fait au moins 35 degrés dans la chambre de 15 m2 que nous partageons à 6. Et pour prendre sa douche, panne d'électricité donc ce sera dans le noir ou dans le jardin!
Une de nos amies, Chloé, se rend compte que son porte-feuille a disparu. Elle a perdu 4000 pesos et a gagné le droit de faire opposition sur deux cartes bleues. La journée commence bien!

Arrivée sur la plage, tous les soucis s’envolent. Comme la veille au soir l’eau est brûlante, avoisinant les 30 degrés. Smoothie, noix de coco et volley-ball les pieds dans l’eau. Puis viens l’heure de l’apéro ou nous goûterons les margarita et pina colada locales. un délice. Un dernier bain et nous voilà partis pour Puerto Vallarta.

Une heure plus tard, si vous avez bien noté, nous n’étions qu’à 35 kilomètres, et sans rencontrer nos amis policiers (quel exploit!) nous arrivons à Puerto Vallarta. Nous nous installons dans un hôtel qui a l’air un peu plus sécurisé que la veille. Enfin s’installer est un bien grand mot. Je dirai plutôt, nous nous entassons à 16 dans 3 chambres pour quatre personnes. Les enfants, ce soir c’est activité chaise musicale.

Personnellement je ne serai pas charmée par la vie nocturne de Puerto Vallarta. La musique ne m’enchante pas. La soirée sera quand même sympa. Je ne dirai qu’un mot sur le cafard gros comme un petit-doigt qui se fraya un chemin sur les draps du lit que je partageais avec Marie alors que nous étions en plein «small-talk» de pré-sommeil. Et je passerai sur les cris et le bond de 3 mètres que nous avons fait avant de changer de lit en quatrième vitesse (oh les filles oh les filles)!

Dimanche, réveil tardif. Nous arrivons sur la plage de Puerto Vallarta. Et nous sommes définitivement désenchantés. Barres de bétons et pollution. Mais rien ne nous démoralise. Nous décidons de prendre la voiture et de nous rendre dans un lieu moins touristique. Certains décident de rentrer.
Nous nous retrouvons à Punta Mita. Et là, c’est magique. Plage de sable fin, eau turquoise et transparente. Restaurants les pieds dans l’eau. Nous investissons des transats et profitons de notre après-midi.
Départ vers 18h30, arrivée à Guadalajara vers 00h.

Bilan : coups de soleil pour certains et un peu trop de police à mon goût mais se baigner dans l’océan pacifique et admirer les paysages magnifiques sur la route, ça n’a vraiment pas de prix!

Par RS
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 06:33

Premières impressions

Il est près d’une heure du matin - heure locale - après être tombée sur un taxi fort sympathique à l’aéroport, je suis finalement arrivée aux résidences féminines du Tec de Monterrey. Le garde de nuit, Juan Carlos, m’a accueillie à bras ouverts - c’est le cas de le dire - et m’a aidée à m’installer. J’ai donc pris possession de mes nouveaux appartements, qui le seront, au moins, pour quelques temps. Bonne nouvelle, il est loin le temps des sols en lino et des murs en crépi de Cergy le Haut. Ici c’est douche en marbre, dressing de princesse et terrasse. Une seule ombre au tableau, ma chambre donne sur l’avenue - qui me fait plus penser à un boulevard périphérique, mais passons - très bruyante; et il semblerait que «double-vitrage» ne fasse pas encore partie de leur vocabulaire. Les oreilles sensibles n’ont qu’à bien se tenir, je m’endors comme un loir.
Réveil en pleine nuit par une pluie battante, ayant du mal à me rendormir je décide de faire un tour dans l’appartement. Bonne surprise, il n’y a plus d'électricité, et, en m’approchant de la baie vitrée du salon, je me surprends à patauger dans une petite flaque d’eau...Mon palace se serait-il déjà transformé en cabane de pécheur? Je finis par me rendormir, demain il fera jour.

Réveil samedi matin vers 10h, toujours pas de lumière, et impossible d’avoir de l’eau chaude. Qu’à cela ne tienne, j’ai déjà vécu pire, et puis, la douche froide tonifie et remet les idées en place. Mon ventre commence à gargouiller, il est temps de se réconforter avec un bon petit-déjeuner.
A l’entrée de la résidence, je croise Guillermo, le garde de jour, qui est tout aussi heureux de faire ma connaissance. Tout est en oeuvre pour faire revenir l'électricité, c’est une situation exceptionnelle, dans la ville des arbres sont tombés et certaines rues sont inondées. Pas de panique. Guillermo a un peu étudié le français et me fait l’éloge de la langue de Molière. Guillermo est donc cordialement invité à pratiquer le français avec moi, quand bon lui semble, il m’indique ensuite un starbucks où je pourrais enfin avaler un café.
Cinq minutes de marche sur gadoue et caillasse, en longeant «l’avenue», parsemée d’étangs en gestation, le paysage alterne entre terrain vague et nouvelles constructions abritant de mini centres commerciaux en plein-air. Je croise un stand, soit une moto légèrement tunée, qui vend des tacos à 5 ou 6 mexicains qui me regardent passer amusés, surpris voire même interrogateurs. Je pousse la porte du starbucks, enfin un territoire connu, mais ne jamais crier victoire trop vite, car comme tout le quartier, même la vitrine de la rassurante bâche verte est plongée dans l’obscurité.
Oublions le café chaud et réjouissons nous d’un frappucino - et, non merci, pas de glaçons dans le verre - et d’un bon vieux muffin blueberry. Pas vraiment mexicain tout ça...ah c’était sans compter sur les serveurs, surtout un jeune aux cheveux décolorés qui m’annonce solennellement que, Roxane, pendant le mois d'Août je travaillerai au Starbuck sur le campus du Tec. Genial Geronimo, on se voit là-bas!

De retour à la maison - et oui, pour s’y sentir comme chez soi il suffit d’employer les bons termes - toujours pas de nouvelles de l’edf local, ni de mes futures collocataires. Et bien sur, je ne connais pas ma «contrasena» pour me connecter à internet. Peu importe, de toutes façons en France il est déjà l’heure de dîner, personne ne lira ses mails avant demain. Mais pour moi, il est l’heure d’aller faire des courses.
Guillermo est toujours autant ravi de pouvoir m’aider. Le supermarché est à 10 minutes de marche mais il vaut mieux prendre le bus, parce que, comme vous l’aurez compris, les trottoirs c’est un peu comme le double-vitrage, il faut le dire vite. Et puis, le chemin consiste à longer un cimetière. Bon très bien nous prendrons donc le bus pour un arrêt et 5 pesos, soit 26 centimes d’euros, que quelqu’un pense à prévenir la RATP que la concurrence casse les prix! Guillermo me dit que si j’attends là ou il y a marqué «TOPE» sur la route et que je lève la main je serai dans le prochain bus 631. Et attention, au retour, il ne faut pas que je monte dans le 629. Pourquoi ferai-je donc cela? Mais parce que le 631 n’a pas d’arrêt officiel, et lassée d’attendre un bus qui ne s’arrête jamais je pourrais être tentée de laisser sa chance à un autre numéro...Guillermo, rassuré sur mes intentions, retourne à son poste.
Pas le temps de rêvasser, je me place à coté du signe «TOPE», je lève la main, et me voilà dans le 631, c’est décidé je suivrai tous les conseils de Guillermo à la lettre! Ah oui, je parle du bus, mais ici on dit camion et c’est plus l’idée qu’il faut s’en faire. Haut sur roues, mais attention, sur 4 roues uniquement, et quels enjoliveurs....Quant à l’itinéraire, pas d’inquiétudes le chauffeur, lui, contrairement aux passagers, le connaît par coeur. Cinq minutes plus tard me voilà larguée à un carrefour digne d’un croisement d’autoroutes, la poussière et un certain «ni foi ni loi» en plus.
Quelques secondes d’adaptation et d’observation, première traversée, nette accélération de mes pulsations, c’est fait. Munie d’un caddie je rentre enfin dans le supermarché. Premier arrêt, fournitures scolaires, j’abandonne mon caddie car un paquet de feuille pourrait être utlile...Grave erreur, c’est lui qui m’a abandonné, je le saurai, ici même les choses sans valeur et en abondance sont convoitées, retenons cet avertissement. On reprend les même et on recommence. Deuxième entrée dans le supermarché et c’est parti pour un ballet de deux heures. 613 pesos plus tard, 5 sacs à la main sans oublier deux oreillers, 'bonjour madame, le 631 passe bien ici?' 'Le 131 non'. 'Et le SIXCENT31?' 'Ah oui oui'. 'Merci'. Le 629 arrive, attention le fruit défendu approche! Tous les gens à l’arrêt font la queue. C’est vrai que c’est tentant. Me voilà seule. Je finis par apercevoir un 631 à l’horizon. Je m’approche du bord de la route et je lève la main. Rien. Il ne daigne même pas s’approcher. Bon c’est vrai qu’il n’y a pas marqué «TOPE» sur la route, mais enfin, il y a un véritable abribus avec des bancs et une tonelle. Décidément, le 631 est un rustique qui se mérite. Je le vois tourner dans l’avenue des résidences et s'arrêter juste après l’angle. Effectivement ça n’a rien d’un arrêt officiel, je dirai même plus que ça m’a tout l’air d’un arrêt de contrebande! Et ça ne m’arrange pas du tout parce qu’il va falloir, pour essayer d’avoir le prochain, que je traverse, non pas une mais deux fois le carrefour.
Les nuages ont disparu et il fait une chaleur étouffante. Bon, au mieux, mes deux oreillers serviront d’airbag, je traverse la moitié de la première route quand soudain les voitures d’en face vrombissent. Marche arrière toute. Quelques minutes de récupération. C’est reparti. A cet instant, je maudis le 631. J’arrive entière près de ce qui paraît être l’arrêt fantôme, mes oreillers toujours intacts. J’aperçois le bus qui tourne, je lève la main. Je tends 5 pesos et dis au chauffeur que je descends au prochain arrêt. je traverse l’avenue et essaie d’ouvrir la grille avec ma carte. Sans électricité je pouvais essayer longtemps. Merci Guillermo.

La clé tourne dans la serrure, enfin une mexicaine dans mon appartement! Il s’agit de la prefecta, et non pas perfecta n’est ce pas Roxane. Maritza, etudiante en design, est également responsable du bon déroulement de la vie en communauté de l’appartement 3. Pour l’instant notre communauté est réduite à deux personnes donc nous devrions pouvoir gérer la situation.

Après avoir installé mes affaires, et qu’elle ait commencé à défaire tous ses cartons restés ici pendant l’été, nous entamons la discussion et décidons d’aller dîner ensemble chez Las Papas un petit resto pas trop loin dont la spécialité est une grosse pomme de terre cuite à l’eau accompagnée de sauce, de viande, de fromage...Premier dîner mexicain fort agréable et en bonne compagnie. Je me couche épuisée.

Je n’avais pas mis de réveil et pourtant, je fus réveillée à 8 heures. Il faut dire que pour mon horloge interne il est déjà 15 heures. Je trouve Maritza endormie sur le canapé, encore à moitié vétue et la main bien accrochée à la télécomande du téléviseur. J’avale un petit déjeuner et me prépare à explorer la ville. Guillermo m’appelle un tacos, pardon, un taxi, il est vrai qu'ici un abus de langage peut vite être fatal!! Il faut dire que le campus est situé à Zapopan, banlieue plutôt chic, nous sommes en effet entourés de plusieurs énormes propriétés à l’américaine à une dizaine de kilomètres nord ouest de Guadalajara soit plus d'une heure de camion (le bus si vous avez retenu) et une bonne demi heure de taxi. Guadalajara, here I come.

Par RS
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